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les chirobalistes - Etude d'une chirobaliste sidérotone

Etude et  dessin de Mr VINCENT,  machine sidérotone, cette machine n'a pas de fibres animales.

Les machines reproduites un siècle et demi plus tard sur la colonne Trajane, et qui sont du genre manubaliste, présentent des formes notablement
modifiées. Enfin, en comparant les( xoLfiJêét/JpM) de la chirobaliste avec
Les oscilla ou anisocycles de Vitruve, j'ai démontré qu'à Rome, sous
César-Auguste, moins d'un demi-siècle après Héron d'Alexandrie, le
scorpion portatif à ressorts métalliques était déjà renommé pour la
justesse et la vigueur de son tir.


Ces dessins représente une machine sidérotone euthytone, ( chalcotone veux dire qu'il y a un faisceau de fibre, et cette machine n'en possède pas)

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139. En campagne, la manubaliste se portait suspendue au dos du soldat. Les arts de la patrie accompagnaient les guerriers en marche. Mais, sur le champ de
bataille, lorsque l'arme abaissée décimait l'ennemi à distance, l'emblème pacifique s'évanouissait, pour ainsi dire, ne laissant plus paraître qu'un engin irrité,
dont les battants,dociles peut-être à la pression des doigts symboliques contre l'acier strident, lançaient au loin la menace et la mort. Philon a rédigé, en forme
de lettre à Ariston, personnage inconnu, une remarquable histoire des progrès réalisés de son temps dans l'artillerie hellénique. Racontant ensuite les
expériences de son illustre prédécesseur, il en fait ressortir les défectuosités. II termine par la description du modèle qu'il a personnellement produit de la
machine à ressorts de bronze, de l'engin dit chirobaliste, précurseur de la j(£tpo&ik'ki</}pa. 271. Au sortir du moule, les rubans furent aplatis et mis aux
dimensions ci-dessus. Puis ils reçurent une courbure douce sur un gabarit de bois dur. Ensuite je les battis à froid sans relâche, pendant très longtemps, leur
donnant une épaisseur uniforme, ainsi que des arêtes rectilignes au pourtour du profil, et, dans l'autre sens, une courbure régulière épousant exactement celle
du gabarit. Enfin je les conjuguai deux à deux, mettant en regard leurs parties concaves***. Les extrémités, limées avec soin, s'assemblaient deux à deux au
moyen de tenons. 272. Les rubans empruntaient donc leur force à la nature même du bronze. Le plus blanc et le plus pur, quand on le fond avec toutes les
précautions requises, donne un métal fort, souple, élastique. Les ressorts furent battus à froid, sans relâche et pendant longtemps, afin d'eu durcir les fibres
superficielles et de leur procurer plus de résistance. On leur donna, comme j'ai dit, une double convexité.  INSTALLATION DES RESSORTS. 273. Cela fait,
on installa les ressorts au droit du talon du bras. Ce lui ci s'appuyait donc contre les lames flexibles. Lui-même pivotait autour d'un collier de fer extérieur, qui
embrassait le contour du bras, et qui se reliait à la cage, par ses extrémités, au moyen d'étriers de même métal. D'ailleurs, pour ne point fatiguer le bâti, ces étriers,
de forme arrondie, s'assemblaient avec les cadres des ressorts. Enfin, le long du battant, se trouvait une douille en bronze, ajustée sur la surface du bras, et dans
laquelle pénétrait le pivot de fer, au droit de la feuille de lierre, disposée  en relief sur la douille. 274. Grâce è ce dispositif, continue Philon, lorsque la corde
archère venait à entraîner le bras"', celui-ci, pivotant librement dans son collier métallique, pressait du talon contre l'un des rubans, en appuyant sur la face convexe.
Ainsi comprimé, ce ruban se redressait, et transmettait son effort, par les extrémités, au second ruban, qui se redressait pareillement. En effet le dos de celui-ci
s'appuyait contre le bâti et contre les armatures de fer, qui le maintenaient en position. Ainsi que je l'ai dit, l'entraînement de la corde avait pour effet de comprimer,
redresser et arcbouter l'un contre l'autre les deux rubans. La détente les ramenait à leur position primitive. S'éloignant alors violemment l'un de l'autre, ils
réagissaient avec force contre le talon du bras. 278. Je battis donc mes rubans à froid sur chaque face, et cela eut pour effet d'en durcir l'épiderme. L'intérieur,
au contraire, demeura mou, grâce à la douceur du battage,qui ne pouvait se faire sentir à quelque profondeur. Les lames se trouvaient donc formées, pour ainsi dire,
de moins unies juxtaposées  aux l'extrémités, du moins sujette qu'une autre à se détraquer, car elle lient sa force balistique .   Non des nerfs mais du bronze.
 Enfin sa qualité suprême, sans rivale, c'est la longue portée et la vigueur de son tir, qui ne s'affaiblît jamais durant l'action, sur mer comme sur terre. Son organe
moteur est, en effet, à l'épreuve de la rupture, de l'humidité ou de tout autre accident. Pour les nerfs, ces circonstances sont funestes. Dès que les faisceaux sont
mouillés ou rompus, inévitablement la machine est bientôt hors d’usage, souvent détraquée. Souvent même le soin qu'on prend de l'abriter en un local soustrait
aux influences atmosphériques ne la sauve point d'une détérioration rapide. Le bronze, au contraire, résiste à toutes les épreuves. L'usage de l'arme, loin d'en
rompre ou d'en relâcher le ressort, met en évidence toute sa vigueur pratique. Après l'action, l'organe des ressorts, facile à démonter, s'enlève de la cage et se
renferme dans un étui. Les bras se retirent avec la même facilité'. Par conséquent, à tous les points de vue, l'arme est économique, d'un assemblage commode,
et portatif en campagne.   
 

 

Date de création : 10/02/2015 @ 15:32
Dernière modification : 15/02/2015 @ 10:39
Catégorie : les chirobalistes
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