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les chirobalistes - Explication de la chirobaliste par Mr Vincent
Explications de la chirobaliste par Mr VINCENT
A l'égard des machines chalcotones, Philon entre dans des détails extrêmement curieux sur la manière de rendre le bronze élastique : c'est en le
battant à froid, mollement et pendant longtemps, sur des rouleaux de bois, qu'on lui communiquait cette propriété; et ce fait, s'il eût été remarqué
il y à trente ans, aurait sans doute simplifié les discussions qui se sont élevées à cette époque entre les savants sur la fabrication des cymbales
et des tamtams.
« A cette occasion, Philon expose une théorie de l'élasticité des lames qui ne déparerait pas un traité de physique moderne ; et il cite à l'appui
l'exemple des épées celtiques et espagnoles, dont la fabrication était déjà parvenue de son temps à un haut degré de perfection.
Philon décrit encore une catapulte-polybole, que l'on pourrait appeler, en employant une expression moderne, catapulte-revolver; en effet,
cette machine est composée de manière à lancer rapidement une multitude de traits qu'y dépose successivement, par un mouvement de rotation,
une trémie qui les contient.
« C'est à ce point qu'était parvenue l'artillerie des Grecs deux siècles avant notre ère. Mais l'objet sur lequel M. Vincent a particulièrement appelé
l'attention de l'Académie des inscriptions est la reconstruction d'une arme décrite par Héron sons le nom de chirobalisie c'est-à-dire baliste à main.
Cette machine est sidérotone, c'est-à-dire que l'organe moteur se compose ici de ressorts de fer ou d'acier.
« Nous disons que cette machine est décrite par Héron : il sera plus exact de dire que cet auteur en décrit les diverses parties ; mais encore
est-ce d’une manière tellement obscure qu'avant le travail de M. Vincent, on n'était même pas parvenu à reconnaître que ces diverses parties
n'étaient que les éléments d'un même tout, et en quelque sorte les diverses pièces d'un même squelette. En effet, tous les commentateurs qui en
ont parlé s'étaient contentés de les mentionner comme autant de machines distinctes; et les derniers éditeurs de la collection des auteurs grecs
relatifs à l'art militaire se sont crus dispensés d'insérer dans leur recueil même le texte du traité de la chirobaliste, se bornant à déclarer qu'il était
incompréhensible.
« Par une étude approfondie de ces fragments, préparée surtout par une traduction préalable des traités de Philon et de Héron sur la Bélopée,
et secondée par l'indication que fournissent les machines de guerre figurées sur la colonne Trajane, M. Vincent est parvenu à restituer et à
traduire également le texte du traité de la chirobaliste. Il y a reconnu une machine complète, qu'il a entièrement reproduite par des dessins
dont il a mis les calques sous les yeux de l'Académie. Les dessins eux-mêmes, avec la traduction qui les explique, ont été remis entre les mains
de l’Empereur Napoleon III.
« II nous serait impossible, dans reproduire ces figures, de donner ici une idée complète de la chirobaliste. Qu'il nous suffise dédire que l'on peut
comparer cette arme à nos fusils de rempart ou aux anciennes arquebuses, dont, à quelques égards, elle semblerait être l'origine. D'après ses
dimensions, on peut évaluer à un demi-mètre environ les traits qu'elle était destiné à lancer, et à 5 décagrammes et demi (d'après un calcul
approximatif fait par M. Vincent) le poids des balles qu'elle pouvait également projeter : car l'arme était sans aucun doute à deux types de projectils,
comme l'indique une boucle étagée dont le texte ne fait pourtant pas mention, et qui servait évidemment à élever plus ou moins haut la corde
destinée à communiquer au projectile sa force d'impulsion.
« Quant à la portée, elle dépendait de la force des ressorts et du degré de tension, sur lequel le texte ne s'explique pas suffisamment, et il serait
téméraire de rien préciser à cet égard. « Au reste, M. Vincent a déclaré en terminant sa communication qu'il ne prétendait pas avoir dit le dernier
mot sur la chirobaliste; et il s'est borné à revendiquer en quelque sorte l'honneur d'avoir reconstitué le texte, de l'avoir traduit, et d'avoir reconnu
l'existence d'une seule et unique machine là où ses prédécesseurs en avaient cru voir plusieurs sans pouvoir s'en expliquer la nature. »
[Moniteur du 21 mai 1862).
 

 

Date de création : 17/01/2015 @ 17:41
Dernière modification : 13/02/2015 @ 17:17
Catégorie : les chirobalistes
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