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Le moyen âge - 04 Arsenaux impériaux Francs

Arsenaux impériaux Francs

 Ces arsenaux appelés armamentoria étaient principalement établis dans les places frontières et les plus exposées à l’invasion des ennemis. C’était là qu’étaient déposées toutes les espèces d’armes et d’armures provenant des manufactures impériales auxquelles seules appartenait le privilège de fabriquer les armes destinées au service militaire. 

Il n y avait dans la Gaule que huit fabriques ou officines d’armes, elles étaient distribuées en sept villes. Chacune de ces fabriques avait son attribution particulière celle de Mâcon pour les flèches et javelots, Autun pour les cuirasses, Soissons les épées et les arbalètes, Rheims les épées, Amiens les épées et les boucliers, Trêves deux fabriques l’une pour les épées et l’autre pour les arbalètes. Il n’y avait que celle de Strasbourg qui eût le droit de faire toute espèce d’armes. Ces fabriques étaient sous la juridiction du maître des offices.

Les ouvriers étaient appelés fabricenses, elles formaient un collège dans lequel un aspirant n’était admis qu’après beaucoup d’épreuves. Voyez la loi ult cod Theodos de fabricensi. Celui qui était reçu s’engageait pour la vie à la fabrique des armes et cette obligation se transmettait à ses enfants et descendants ce qui formait une espèce de servitude et pour les reconnaître en cas de désertion on leur imprimait sur un bras au moment de leur réception un stigmate à l’aide d’un fer chaud. Voyez la loi uniq au cod.

Voilà une preuve bien authentique de ce que avons dit dans le Discours préliminaire sur les progrés des Francs en matière d’arts et de luxe. Au sortir des fabriques les épées, les cuirasses, casques et autres objets susceptibles d’ornements, de gravure, ciselure, etc étaient portés chez des ouvriers appelés barbaricarios, c’est à dire qui travaillaient à la manière des barbares L i Cod de excusât àrtis.

Ces barbaricarii étaient attachés exclusivement aux fabriques d’armes et formaient aussi une corporation particulière sous l’autorité du comte des largesses qui correspondait à celle d’intendant général des finances.

Parmi ces machines les plus importantes sont les balistes et les onagres montées sur des affûts roulants traînées par des mulets et servies chacune par une chambrée, c’est à dire par les soldats de la centurie à laquelle elle appartient car chaque centurie a sa baliste. Plus ces machines sont grandes et plus elles ont de force et de portée elles ne sont pas seulement employées à la défense des places mais elles servent sur le champ de bataille et il n’y a ni cuirasses de cavaliers ni boucliers de fantassins  qui soient à l’épreuve des traits qu’elles lancent.

C’est les Francs qui parlent.

D’abord parce qu’il est possible que vous soyez arrêtés par quelques unes de ces places et qu’il vous soit nécessaire de tirer parti des machines employées dans ce pays. Ensuite quand nos braves guerriers se seront rendus maîtres de ces places, il leur restera à profiter également des inventions romaines pour s’y maintenir à moindre perte d’hommes possible et c’est l’ennemi lui même qui doit nous fournir les meilleurs moyens de le repousser. Ce n’est pas que la nation des Francs soit tout à fait étrangère à ce genre de guerre puisque depuis deux siècles les Francs ont eu l’occasion de le pratiquer sur un grand nombre de châteaux forts établis par les Romains sur les bords du Rhin, de la Moselle et de la Meuse.

 

Lorsque les Francs se furent emparés de la Gaule ils adoptèrent aussi l’usage des balistes et cet usage subsistait longtemps, on s’en servait encore aux douzième et treizième siècles.

 


Date de création : 06/01/2012 @ 11:25
Dernière modification : 06/01/2012 @ 11:25
Catégorie : Le moyen âge
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