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Machines de tension - tendeur de faisceaux
Le tendeur ou entonion

Ce chassis tendeur permet de fixer une machine a torsion pour l'équiper de ses faisceaux de fibres.
 
Le tendeur, il consistait en deux montants bois de bonne longueur, analogues aux longerons d’une échelle, réunis par quatre traverses ou barreaux, dont l’écartement, variable à volonté, étaient maintenu ensuite à l’aide de coins. Les deux barreaux du centre coulissent dans anses en fer.  On entaille les deux longerons en leur milieu d’une plus grande longueur de la machine à équipée, ces entailles sont renforcées à leurs extrémités par des pièces de bois clouées. Aux extrémités des longerons étaient montés deux treuils pour tendre en même temps les cordes des faisceaux. La catapulte étant toute prête a recevoir les faisceaux, on l’installait entre les longerons a l’endroit des entailles, de manière a l’assujettir entre les deux barreaux intermédiaires, convenablement rapprochés, bloquée par de nombreux coins .Le tendeur, assez imposant repose  horizontalement sur des tréteaux.
On notera que les légions étant équipées en principe de trois types de machines, ils faudra donc trois sortes de tendeurs.
On équipe la catapulte de ses barillets équipés de ses freins, on attache alors, les extrémités des cordons sur chacun des freins, on introduit l’extrémité des cordes en passant dans les cadres de l’autre côté des barillets, on déroule les cordes, deux cas se présentent : A, Ou on enroule les cordes sur les treuils,en les bloquant dans des trous forés en regard des axes, mais il faudra une fois la tension effectuée, dérouler ces deux cordes pour les passer de l’autre côté en passant dans les barillets. B, l’autre solution consiste à dérouler les cordes sous les treuils, puis on bloque une petite longueur sur le treuil, les trous permettant l’autre solution, ce qui fait gagner du temps et on évite d’affaiblir les cordons par des manipulations successives.
On tend jusqu'à réduction d’un tiers dans le diamètre du cordon. Lorsque les cordes sont tendues par ces treuils, et qu’on les frappe de la main, ils rendent de part et d’autre un même son, on dit qu’ils sont sonotones. Il faut maintenir fixe par un moyen mécanique la position du treuil pour permettre de les arrêter sur les freins à l’aide de cales, de manières qu’ils ne puissent se détendre. La tension est déterminée par un spécialiste, ou l’architecte sur un son que lui seul connaît. L’on fait passer ensuite les cordes de l’autre côté, en passant par les barillets, l’opération se poursuit jusqu'à remplissage complet des barillets. Pour passer de barillets en barillets, les anciens se servaient d’un outil a bec, soit un manche de bois ayant une entaille a son extrémité, correspondant au diamètre du cordon. Pour achever de garnir les barillets dont l‘espace se rétrécissait de plus en plus, on se servait d’aiguilles.

Le tendeur a l'échelle 1/8 est en cours d'achèvement
tendeur_vue_sur_ses_elements.jpg

Le tendeur de faisceaux de catapultes
Les deux montants ou longerons horizontaux en bois de couleur clair, reposant sur 4 tréteaux.
4 traverses ou barreaux en bleu. les 2 centraux sont maintenu en place par des anses métalliques. Les coins en rouge.A l'éxtrémités des longerons, 2 treuils dans des paliers, avec système de blocage en vert .Une machine type oxybèle en place, avec ses barillets en bronze et leurs freins en noir. les cordes des faisceaux en blanc, a gauche les 2 coins bloquant les cordes sur les freins.




une machine à tendre les ressorts de torsion des catapultes tel que le décrivait Vitruve dans le chapitre XII du tome X de son « De Architectura » .Dans les réserves du musée des antiquités de saint Germain en Laye.

Quelques exemples de descriptions

L’On prend certains chantiers de boys de grandeur assez ample, aux boutz desquelz s'attachent aucunes ammares, auches, ou boystes, que lon charge de moulinetz: puis en l'espace du mylieu de ces chantiers lon faict des mortaises en quoy se logent les testes des Catapultes, qui se serrent a coingz comme une Louve, a fin qu'elles ne bougent quand on les veult bander. D'avantage lon met en iceulx boutz de machine aucuns moyeux d'Arain arrestez par goujons de fer, que les Grecz nomment Epithides. apres l'extremité de la corde se passe d'un costé par le trou de son moyeu, et traverse jusques a l'autre: puis on l'attache au moulinet que lon tourne avec des manivelles, jusques a ce que la dicte corde tende si fort que quand on la touche des mains, sa resonnance soit par tout egale: et lors on l'arreste sur ce poinct, au moyen des coingz de fer comme dict est, a fin qu'elle ne se puisse lascher: et aussi lon monte de mesme (par moulinet et manivelles) celle qui passe de l'autre part, jusques a ce que les deux s'accordent en unison. Voyla comment par cest arrest de coingz, et avec le jugement de l'oreille musicienne, se faict la temperature du bandage d'icelles Catapultes, dont j'ay traicté au mieulx que j'ay peu faire.


Du sapin supernas et de l'infernas, avec la description de l'Apennin. .... De la manière de bander avec justesse les catapultes et les balistes. ...
remacle.org/bloodwolf/erudits/.../index.htm
Livre dixième- paragraphe 12
Xll. De la manière de bander avec justesse les catapultes et les balistes.
1. On prend deux longues pièces de bois sur lesquelles on cloue les anses de fer qui retiennent le moulinet : au milieu de ces deux pièces de bois sont faites des entailles dans lesquelles on met le chapiteau de la catapulte qu'on y attache solidement avec des clous pour qu'il ne cède point à l'action du bandage. On fait ensuite entrer clans ce chapiteau de petits tubes en cuivre dans lesquels on passe des clavettes en fer, appelées en grec πισχδες (Coins pour fendre).
2. Après cela on introduit dans l'un des trous du chapiteau le bout du câble, que l'on fait passer de l'autre côté; puis on l'attache au treuil du moulinet, autour duquel on le roule à l'aide de leviers, jusqu'à ce qu'il soit bandé de manière à rendre le son qu'il doit avoir, lorsqu'on vient à le frapper avec la main. Alors pour que les bras de la machine ne puissent plus se détendre, on arrête le câble avec la clavette qui entre dans un des petits tubes; on le passe ensuite de l'autre côté, et on le tend de la même manière à l'aide des leviers et du moulinet, jusqu'à ce qu'il donne un son semblable à celui de l'autre. C'est ainsi que, grâce aux clavettes avec lesquelles on arrête les bras des catapultes, d'après l'observation du son que rendent les câbles, on arrive à leur donner le degré de tension convenable.
J'ai dit sur ces matières tout ce que j'ai pu; il me reste à parler des machines qui peuvent servir à l'attaque et à la défense des villes

Tendeurs, faisceaux et corde archère.
198. L'auteur passe ensuite au tendeur (Εντόνιον), servant à effectuer le montage des faisceaux névrotones; puis il aborde la fabrication des cordons, formés de tendons ou fibres, ou de cheveux[
Complication du jeu des tendeurs.
256. Et d'abord, l'installation du faisceau n'est rien moins qu'expéditive. Il faut tendre brin à brin le cordon élastique; et, à chaque passe, il faut le dévider tout entier à travers les barillets. Chaque inflexion du cordon en compromet la ténacité. En passant sur les treuils du tendeur, il s'y aplatit et s'y affaiblit considérablement. En outre, le bandage de l'engin exige l'emploi de machines beaucoup plus grandes, c'est-à-dire de tendeurs.Souvent même il arrive qu'au moment de recourir aux catapultes, certains cordons s'y trouvent rompus ou d'autres relâchés, et qu'il est impossible, faute des tendeurs ci-dessus, de les remettre en état. Ce cas, déjà fréquent en campagne, est presque inévitable à bord.
Effet nuisible de ta torsion.
257. Il a pour conséquence un autre inconvénient non moins grave et non moins funeste à ta portée constante que l'art assigne au jet. En effet, dans les manœuvres prolongées, le faisceau se relâche et exige un nouveau bandage. De là une diminution sensible dans la portée. Veut-on rendre au faisceau sa tension primitive? Loin d'en pouvoir maintenir les cordons rectilignes, il faut le faire tourner et rai donner, contre nature, la torsion convenable. On croit par là lui venir en aide, mais on en compromet grandement la vigueur. Je dirai même qu'on amoindrît la portée et l'intensité du jet, en affaiblissant la machine par la torsion oblique du faisceau en hélice serrée, ce qui enlève aux cordons leur force et leur élasticité naturelle : tel est l'effet de la torsion qui leur est appliquée à la partie supérieure. Dans cet état, le faisceau devient rebelle à la manœuvre de bandage. Dans la détente, au contraire, il se montre affaibli, relâché; comme si la torsion qu'il a reçue en excès se traduisait par une perte de force équivalente.
258. Quant à vouloir de nouveau bander verticalement le faisceau, c'est une opération longue, pénible, hors de proportion avec le résultat cherché. Aussi bien on court le risque de détériorer le cordon, en le retirant brin à brin des barillets, pour le réinstaller ensuite au degré voulu de tension. C'est pour éviter ces ennuis, que la plupart des ingénieurs emploient le procédé ci-dessus.
Le tendeur,est décrit dans les Βελοπποιῖκά(Th. 130, KR. 328, W. 107). Il consistait en deux montants, analogues aux longerons d'une échelle, réunis par quatre traverses ou barreaux,dont l'écartement, variable à volonté, était maintenu ensuite & l'aide de coins. Aux extrémités des longerons étaient montés deux treuils. Le bâti de l'engin étant tout prêt pour recevoir le faisceau, on l'installait entre les longerons du tendeur, de manière à l'assujettir entre les deux barreaux intermédiaires, convenablement rapprochés. Le tendeur reposait horizontalement sur des tréteaux. « On attache alors, dit Héron (Th. 139, KR. 230, W. 108), l'extrémité du cordon à l'un des freins, et l'on introduit l'autre dans un trou foré en regard sur l'un des treuils. On le tend jusqu'à réduction d'un tiers dans le diamètre du cordon.On fixe alors celui-ci contre le barillet, à l'aide d'un outil à bec, et on le détache du treuil. Puis, le faisant passer à travers les lucarnes, on le conduit jusqu'au second treuil; et ainsi de suite, en retirant successivement le cordon du treuil, grâce à l'outil à bec. Cet outil consiste en un manche de bois, de deux ou trois palmes [8 à 12 doigts=0,154m à 0,231m], ayant à son extrémité une entaille correspondante à la grosseur du cordon. Pour achever de garnir les lucarnes, on se servait, en outre, d'aiguilles permettant d'introduire le cordon dans un espace de plus en plus resserré. » Vitruve (Schn. p. 295) décrit également le tendeur. Quant au degré de tension des brins, Vitruve le définit ainsi : « Uti... extenti rudentes... aequalem in utroque sonitas habeant responsum.» Et plus loin : « Ita ad sonitum musicis auditionibus catapultae temperantur. » Enfin (Schn. t. I, p. 7) Vitruve dit : « Musicen autem sciat oportet (architectus), uti... balistarum, catapultarum, scorpionum temperaturas possit recte facere... suculis et vectibus e nervo torti funes non praecluduntur nec prœligantur, nisi sonitus ad artificis aures certos et œquales fecerint.» Voir Philon de Byzance (Th. 61, KR. 370).Résumé.
 
1.                             Scordinaume - lexique des mots grecs remarquables
Car le grec est une langue qui aime les mots composés et qui adore les néologismes (et je ne sais pas vous, .... entonion, ou (to
 
 
entonion, ou (to) : tendeur, appareil servant à bander verticalement les faisceaux élastiques d'une machine de jet

Vitruve : De l'architecture.  Livre X
Tome second / trad. nouvelle par M. Ch.-L. Maufras,...
C. L. F. Panckoucke, 1847.

(90) - Musicis auditionibus. Nous avons vu, dans le ch. 1er. du liv. 1er qu'une des raisons pour lesquelles Vitruve exigeait que l'architecte connût la musique, c'était pour qu'il pût juger si les cordes de ces machines de guerre rendaient un même ton.


 
 

Date de création : 09/01/2011 @ 16:29
Dernière modification : 24/01/2017 @ 17:50
Catégorie : Machines de tension
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