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recherches diverses - Les ribaudeqins dans la guerre
Histoire générale de l’artillerie   google livre
 
HISTOIRE GENERALE De L’ARTILLERIE par Jean-Baptiste BRUNET Capitaine d’artillerie, ancien Élève de l’École Polytechnique     PARIS     IMPRIMERIE ET LIBRAIRIE MILITAIRE DE GAULTIER LAGUIONIE (MAISON ANSELIN) Rue et passage Dauphine, 36    année 1842
1èreépoque livre II
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Le but principal des traits de l’artillerie devait être de percer ou briser les fortes armures contre lesquelles s’émoussaient les traits de l’infanterie. Alors on employa beaucoup de balistes de petit calibre appelées ribauldequins. Ces machines avaient des arcs de douze à quinze pieds de corde, lançaient avec une assez grande vitesse des javelots longs de six pieds ou des balles de plomb de une à deux livres. Traînées par un seul cheval ou transportées par plusieurs valets elles constituaient une petite artillerie de campagne qui était employée en très grand nombre par plusieurs Etats. Indépendamment de ces ribauldequins, les milices des grandes villes conduisaient quelquefois sur le champ de bataille un grand nombre de machines telles que balistes, catapultes, grosses arquebuses ou bombardes de calibre assez fort.
Les ribauldequins combattaient isolément dans les tirailleries ou formaient des lignes autour des masses d’infanterie qu’ils protégeaient ainsi très efficacement. Les grosses machines agissaient rarement sur les champs de bataille et dans les positions défensives seulement, on les établissait en des points particuliers généralement sur des hauteurs.
A la bataille de Bouvines, en 1215, quelques parties de l’infanterie allemande avaient des ribauldequins qui tiraient des javelots longs et pesants. Les croisades, bien que l’Allemagne n’y prît qu’une part secondaire, contribuèrent encore à ce développement de l’artillerie.
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Les armées devaient être fortes et surtout bien pourvues d’artillerie. Les troupes agissaient principalement par le trait, les arbalètes étaient très employées et perfectionnées, celles de gros calibres où ribauldequin  accompagnaient l’infanterie sur les champs de bataille.
En campagne, les ribauldequins seulement paraissaient à la suite des armées. Cependant le grand maître, avec beaucoup d’officiers, d’hommes de l’artillerie accompagnait ces armées, pour construire les machines sur les lieux quand les besoins exigeaient de les employer.
Les habiles généraux sentaient cette puissance formidable du trait aussi à Mons-en-Puelles en 1304, Chàtillon qui commandait l’armée française maintint sa terrible gendarmerie et ne l’envoya à la charge que lorsque l’infanterie et l‘artillerie flamande eurent épuisé leurs traits contre les tirailleries des ribauldequins et des chariots remplis de gens de traits. Une brillante victoire couronna cette sage conduite.
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Aux batailles de Crécy et de Poitiers les armées françaises avaient beaucoup de ribauldequins et probablement aussi quelques machines plus fortes. Mais la téméraire impétuosité des chevaliers paralysa l’action de ces machines ainsi que toutes les autres dispositions convenables.
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La continuité et la vigueur de ces actions partielles finirent par ruiner, l’Anglais qui fut chassé de France. Dans ce système de guerre les ribauldequins apparaissaient quelquefois dans les combats. Les autres machines étaient employées en petit nombre pour les siéges. Par la sagesse de Charles V et les exploits de Duguesclin, les forces de la France se réorganisèrent. Les armées redevinrent nombreuses, l’artillerie augmenta de plus en plus. Mais à cette époque les bouches à feu commençaient à se répandre. Les machines névrobalistiques se trouvèrent mélangées avec elles, mais comme l’infériorité des anciennes machines fut rendue manifeste on y renonça peu à peu. Généralement cette artillerie névrobalistique disparut des armées européennes d’occident au commencement du xv siècle. L’Italie, la France, l’Angleterre furent les premières à la supprimer, l’Espagne et surtout l’Allemagne l’employèrent plus longtemps.

Date de création : 01/07/2010 @ 11:16
Dernière modification : 01/07/2010 @ 11:16
Catégorie : recherches diverses
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