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recherches diverses - L''artillerie du moyen âge ancien 500-1000, suite 3/3
Histoire de l’artillerie, (suite 3/3 ) l’armée des croisés.(croisades,1095, concile de Clermont-1295, chute des états latins d’orient)
 Par Jean-Baptiste Brunet
 
(page 78)
Cette armée parvenue à Constantinople se trouva en contact avec la civilisation et les arts des Grecs avec leur artillerie nombreuse et diverse dans sa nature. Réunis à une armée grecque commandée par l’empereur Alexis et munis d’une grande quantité de machines de toutes sortes, les croisés passèrent en Asie et protégèrent le siége de Nicée, là ils s’instruisirent en voyant agir l’artillerie grecque habilement dirigée. Ensuite abandonnés par leurs perfides auxiliaires et décimés par la misère, ils poussèrent jusqu’à Jérusalem. Emportés par leur impétuosité, les croisés voulurent enlever la ville d’assaut, mais ils furent repoussés après de grandes pertes. Alors ils se décidèrent à attendre que les Gascons et les Génois dirigés par le comte de Béarn eussent construit et mis en jeu des machines de jet et d’approche. Pour le second assaut, ces machines furent distribuées à chaque troupe d’attaque et la ville sainte fut enlevée.
Pour les croisades suivantes les armées furent moins nombreuses et plus solidement organisées. Celles qui vinrent en Orient en traversant toute l’Europe, ne pouvaient évidemment s’embarrasser d’un train considérable de machines, seulement sur l’invitation des papes, elles menaient avec elles le plus grand nombre possible d’ouvriers habiles dans les arts mécaniques de telle sorte que l’on pu construire l’artillerie sur les lieux. Mais bientôt on sentit les inconvénients et l’incertitude d'un tel mode de création et on chercha à procurer aux armées croisées des parcs d’artillerie solidement préparés d’avance et facilement transportés. Les riches républiques italiennes de Venise, Gênes et Pise furent chargées de fournir cette artillerie et de la transporter sur leurs flottes. Pour la quatrième croisade, Venise du fournir un parc de 300 pierrières et mangonneaux.
Ainsi les croisades qui exercèrent une si grande influence sur le développement général de l’Europe par les relations qu’elles établirent entre le Nord et le Midi, entre l’Orient et l’Occident, eurent ainsi une grande influence sur le développement de l’artillerie. Les républiques italiennes, les Grecs et les Sarrasins furent les principaux moteurs pour cette renaissance de l’artillerie.

Voici d'autres sources de l'existance de l'artillerie entre 500 et l'an 1000.
google livres
La France guerrière: récits historiques d'après les chroniques et les ...
 Par Charles d' Héricault,Louis Moland
 
Page 44
Plusieurs assauts tentés par Charlemagne contre le château et la haie de Comagène avaient échoué et les assiégés munis d'une énorme quantité de machines de jet lui faisaient éprouver de grandes pertes quand les troupes de Theuderie maîtresses des lignes de la Kamp parurent sur la rive gauche et que la flotte arrivée à propos se déploya en bon ordre sur le fleuve. Cette vue ranima le courage des Francs en même temps qu’elle remplit les Huns de terreur Craignant d’avoir la retraite coupée, ces barbares s’enfuirent avec leurs troupeaux ou dans les bois épais que recelait la montagne ou derrière la plus prochaine enceinte laissant le château de Comagène, puis la ville de Vienne à la merci du vainqueur. Le château fut rasé, les machines de guerre détruites, la haie brûlée et nivelée et Charlemagne dépêcha le jeune roi d’Aquitaine, son fils pour annoncer à la reine Fastrade le double succès qui inaugurait si bien la campagne.

Page 74 le siège de paris par les normands
 
On est au milieu de l’hiver, an 886. Les Normands reviennent chargés de butin et se préparent à reprendre activement le siége de PARIS. En janvier de l’an 886 on voit approcher de la tour une machine énorme montée sur seize roues mais un coup de baliste lancé par les Français tue les deux ingénieurs qui avaient monté la machine et qui devaient la faire manœuvrer. Les ennemis se retirent en annonçant pour le lendemain un assaut formidable. Ils passent toute la nuit à s’y préparer, forgent des flèches, réparent les boucliers, aiguisent les épées et dressent sur des perches mille tentes formées de peaux de taureaux et pouvant abriter trois ou quatre guerriers. C’est dit Ahbon un des témoins du siége à qui nous allons donner la parole ce que les Latins nomment des claies et des mantelets.
Ils couvrent la plaine de leurs épées, la Seine de leurs boucliers. Des plomb volent par milliers dans la ville et les décharges de catapultes criblent de traits les ponts et les tours. De chaque église l’airain concave mugit et remplit les airs de sons lugubres. La citadelle tremble, les trompettes font entendre leurs voix terribles et l’effroi des habitants et des défenseurs des tours.
Page 76
la citadelle possède une garde nombreuse. A l’aurore on voit apparaître des béliers formidables qui doivent frapper de toute part les murs de la citadelle. Ils en placent un à l‘orient, l’autre au nord qui doit battre la porte, un troisième s’avance vers la partie occidentale. Les nôtres préparent de lourdes poutres dont l’extrémité revêtue d’une dent de fer devait percer plus facilement les machines des Danois. Ils forment aussi deux longues pièces de bois accouplées des instruments que le peuple appelle mangonneaux avec lesquels ils lancent d’énormes pierres. Celles ci en tombant écrasent les galeries d’attaque, les mantelets des barbares et font sauter la cervelle des assaillants. C’est en vain qu’ils veulent remplir les fossés, ils n’y peuvent parvenir. Ils ne peuvent non plus aisément faire manœuvrer leurs béliers que les ravines et les fossés empêchent d’approcher de la tour. Alors furieux ils prennent les prisonniers et les tuent.

A Byzance   : voir les liens,armes de poing,les machines a Byzance
L'on recourra aux mangonneaux (alakatia) pour bombarder la ville, surtout si les maisons de celle-ci sont facilement inflammables, et ce au moyen de "dards enflammés", "paquets de goudrons liés à une flèche" et "pierres pleines de matière brûlante."

    La panoplie comprenait les engins de siège (béliers et trépans destinés à percer les murailles) et l'artillerie : balistes qui servaient à lancer des traits, mangonneaux que l'on utilisait non seulement pour abattre les murailles à coups de boulets, mais également pour balancer par-dessus celles-ci des mulets vivants (oui) et des cadavres d'ennemis, combinant ainsi finement guerres psychologique et bactériologique, et enfin siphons à "feu liquide" (hugron pur), le fameux "feu grégeois". Ce dernier, d'abord utilisé par la flotte, fut adopté par l'armée de terre sous Nicéphore II Phôkas (963-969). Rappelons que la recette du "feu liquide", inventé au VIIème siècle par Kallinikos, un Grec de Syrie, était un véritable secret d'état, à tel point qu'elle ne fut jamais consignée par écrit. Dans sa composition, entraient vraisemblablement du soufre, du salpêtre et du naphte, et il semble qu'il avait les propriétés qui font le charme du napalm moderne. Le siphon était constitué d'un piston coulissant dans un cylindre, et fonctionnait à la manière d'une seringue.



Date de création : 29/06/2010 @ 16:05
Dernière modification : 14/07/2010 @ 18:55
Catégorie : recherches diverses
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