Généralités

Fermer Histoire

Fermer collection de maquettes

Fermer maquettisme

Fermer album photos d'expos

Fermer reportage et concours

Fermer Le moyen âge

Fermer Communauté GuppY

Machines de jet

Fermer Antiquité

Fermer Machines de sièges

Fermer Machines de tension

Fermer Moyen Age

Fermer machines de sièges

Fermer machines de marine

Fermer machines Spéciales

Fermer mécanismes des machines

Fermer matériaux de construction

Fermer armes de poing

Fermer recherches diverses

Fermer Images anciennes des machines

Fermer l'aérotone

Fermer les chirobalistes

Fermer machines contemporaines

Recherche



Webmaster - Infos
test1
test1
Histoire - machines de jet des croisés

TREBUCHET MANGONNEAU COUILLARD


Les armées des croisés, accusaient un retard technologique sur les armées musulmanes, mais ils apprirent a leurs dépens à réaliser ces engins dans les sièges en orient, et a ramener en Europe ce savoir faire.

Les croisades furent donc le vecteur qui poussa à développer ces armes de siège.

Nous en trouvons trace dans de nombreux actes, vers le XII siècle, dans les pays du pourtour méditerranéen, dans les terres chrétiennes

Parmi les machines de jet a balancier a contrepoids, ce sont les engins les plus puissants et imposants  par leur structure, qui nécessitait d’être transportés démontés ou fabriqués sur place. Cela demandait de la main d’œuvre qualifiée, un engineur, ingénieur de l’époque  ayant les seules connaissances pour la réalisation de tels ouvrages, pour diriger les équipes. Il n’y avait pas de standard, ces machines étaient ouvragées en fonction des besoins du moment. Ces opérations demandaient  entre une à deux semaines. Les ferrures de ces machines avaient été récupérées au préalable sur une machine, ou alors fabriquées sur place. Le lieu de l’emplacement une fois choisi, des maçons établissent une plateforme, les pièces fabriquées a distance des projectiles ennemi, l’engin est ensuite assemblé a distance.

.

Nous classerons en premier, le mangonneau à contrepoids fixe, puis le trébuchet à huche articulée. Plus tard, fut développé une variante du trébuchet plus léger et mobile, comportant deux contrepoids  de part et d’autre de la verge, avait le nom de couillard, au début les huches étaient en cuir, puis en bois.

La puissance, ou la portée du tir courante est d’environ 200 mètres pour un boulet d’une centaine de kilos. L’objectif de ces engins est de percer la muraille, d’ouvrir une brèche, donc de marteler un endroit précis et régulier, si possible un point faible. La cadence est très faible, suivant le type d’engin, un ou deux coups par heure, sauf pour le couillard, dix coups a l’heure, pour des boulets de 35 a 80 kgs.  

Avec le temps les assiégés apprirent une parade qui consistait par des énormes sacs de cuir remplis de terre pour amortir le choc des boulets. L’autre solution consistait en arrière du mur attaqué, d’établir une contre muraille ou palissade,  faite de madriers et autres matériaux. Une fois la brèche établie, les assaillants trouvent le passage fermé  par cette palissade avec des défenseurs  derrière.
 les_croises_envois_des_tetes_dans_nicee.jpg



De nombreux sujets  sur ces machines
voir les liens
 1ère page, engins de sièges,armées et combats en Syrie
 

Croisés catapultant des têtes des morts lors du siège de Nicée, par Guillaume de Tyr (miniature dans Les Estoires d'Outremer, XIIIe siècle, Ms français 2630, folio 22 v., Bibliothèque Nationale, Paris.)


 

Machines à balancier dans le monde Islamique
La catapulte est une machine servant à assiéger une place forte. Elle est renforcée par des élévateurs nécessaires à son fonctionnement. Cette machine est arrivée dans le monde islamique à la fin du VIIe siècle, comme le prouve son utilisation pendant la période omeyyade par al-Hajjâj ibn Yûsuf al-Thaqafi lors du siège de La Mecque et de son bombardement durant quarante jours. Ces catapultes étaient composées d’un mât en bois avec un axe renforcé, situé sur une plate-forme en haut de deux tours en bois. À l’extrémité, un bras court attaché par un ensemble de cordes est pourvu d’un réceptacle pour lancer les pierres. Nous trouvons ces explications dans les livres d’histoire islamiques datant de la période de ce siège.
Les études archéologiques effectuées dans la région de Hadar en Irak ont mis au jour la première de ces catapultes lance-pierres. Il est important de signaler que les musulmans ont excellé dans la fabrication des machines dérivées des catapultes. La période mamluke est considérée comme la période islamique la plus importante pour l’utilisation de ces machines qui ont servi à repousser les attaques des Mongols après la chute de Baghdad. Elles ont notamment joué un rôle important dans la victoire de ‘Ain al-Jalut.
Parmi ces machines dérivées, nous citons les catapultes à flèches embrasées, celles à grenades enflammées ou éclairantes. Ces appareils ont été décrits par al-Qalqashandi dans son livre Subh al-A’cha, par Tarsusi et Ibn Aranbagha dans leur manuscrit Al-Aniq fi-al-Manjaniq, édité par l’Institut du Patrimoine scientifique arabe à l’Université d’Alep.
Ces machines sont citées également par Ibn Kathir dans son livre al-Bidaya wa Nihaya sous le nom de oum farwa et arrada (la machine qui lance loin), plus petite qu’une catapulte. Il est important de signaler que l’historien classique Bellini a attribué aux Crétois la première invention des catapultes et que les Phéniciens sont les inventeurs de l’arrada.
Ainsi, nous constatons que les Syriens et les Phéniciens autour du Bassin méditerranéen ont joué un rôle essentiel dans la fabrication des machines militaires qui ont été déterminantes dans les sièges des châteaux forts et pour repousser les attaques depuis l’arrière des remparts.
Ces pierres rondes de différentes tailles, faisant partie d’une collection d’archéologie musulmane, ont été trouvées dans le château d’Ajlun et sont présentées actuellement dans le musée du château. Leur poids varie de 3 à 47 kg et ils sont taillés dans une pierre calcaire. Le poids des pierres était adapté à la taille des machines utilisées.
Histoire de l’artillerie, suite 3/3  l’armée des croisés.(croisades,1095, concile de Clermont-1295, chute des états latins d’orient)
 Par Jean-Baptiste Brunet
 
(page 78)
Cette armée parvenue à Constantinople se trouva en contact avec la civilisation et les arts des Grecs avec leur artillerie nombreuse et diverse dans sa nature. Réunis à une armée grecque commandée par l’empereur Alexis et munis d’une grande quantité de machines de toutes sortes, les croisés passèrent en Asie et protégèrent le siége de Nicée, là ils s’instruisirent en voyant agir l’artillerie grecque habilement dirigée. Ensuite abandonnés par leurs perfides auxiliaires et décimés par la misère, ils poussèrent jusqu’à Jérusalem. Emportés par leur impétuosité, les croisés voulurent enlever la ville d’assaut, mais ils furent repoussés après de grandes pertes. Alors ils se décidèrent à attendre que les Gascons et les Génois dirigés par le comte de Béarn eussent construit et mis en jeu des machines de jet et d’approche. Pour le second assaut, ces machines furent distribuées à chaque troupe d’attaque et la ville sainte fut enlevée.
Pour les croisades suivantes les armées furent moins nombreuses et plus solidement organisées. Celles qui vinrent en Orient en traversant toute l’Europe, ne pouvaient évidemment s’embarrasser d’un train considérable de machines, seulement sur l’invitation des papes, elles menaient avec elles le plus grand nombre possible d’ouvriers habiles dans les arts mécaniques de telle sorte que l’on pu construire l’artillerie sur les lieux. Mais bientôt on sentit les inconvénients et l’incertitude d un tel mode de création et on chercha à procurer aux armées croisées des parcs d’artillerie solidement préparés d’avance et facilement transportés. Les riches républiques italiennes de Venise, Gênes et Pise furent chargées de fournir cette artillerie et de la transporter sur leurs flottes. Pour la quatrième croisade, Venise du fournir un parc de 300 pierrières et mangonneaux.
Ainsi les croisades qui exercèrent une si grande influence sur le développement général de l’Europe par les relations qu’elles établirent entre le Nord et le Midi, entre l’Orient et l’Occident, eurent ainsi une grande influence sur le développement de l’artillerie. Les républiques italiennes, les Grecs et les Sarrasins furent les principaux moteurs pour cette renaissance de l’artillerie.
 

Date de création : 08/11/2009 @ 16:19
Dernière modification : 01/07/2010 @ 18:05
Catégorie : Histoire
Page lue 4988 fois


Imprimer l'article Imprimer l'article


^ Haut ^