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matériaux de construction - protection des métaux dans l'antiquité
Protections des métaux ou traitements de surface pour éviter l'oxydation.

L'airain ou bronze remplaçait primitivement le fer dans la fabrication des armes, des instruments
Le fer a le défaut de se rouiller, de s'oxyder, très promptement au contact de l'air et de l'eau. Les anciens ne l'ignoraient pas, et ils cherchaient comme nous, à y remédier. Le moyen dont ils se servaient le plus souvent était une sorte de vernis, nommé antipathie; c'était un mélange de poix liquide, de plâtre et de céruse (Pline). La rouille et l'eau ferrée (qu'on préparait en éteignant dans l'eau des clous rougis au feu) étaient employées, bien avant Galien, dans le traitement des pâles couleurs, de l'anémie et de la dysenterie.
http://www.tribunes.com/tribune/alliage/53-54/Aucouturier.htmAlliage...53-54...
Métallurgie du Patrimoine et Science des surfaces
Les bronzes noirs : de l'Égypte antique aux Shakudo japonais .....
action au service de la métallurgie des œuvres du patrimoine culturel et artistique
Métallurgie du Patrimoine et Science des surfaces
Marc Aucouturier
Le traitement de surface des métaux en art est un concept plurimillénaire. Sans remonter à l'âge de la pierre polie, première apparition d'un traitement volontaire de surface d'un matériau, la nécessité de polir, ou brunir, les objets métalliques destinés à paraître aux yeux des hommes s'est certainement manifestée dès les débuts de l'âge du cuivre, (entre le IXe et le VIIe millénaire avant J.-C. suivant les régions) et de celui de l'or (vers le Ve millénaire). L'apparition du bronze, et plus généralement l'émergence de la notion d'alliages (vers le IIIe millénaire) ont très vite incité artistes et artisans à tirer parti des possibilités de polychromie qu'autorisaient les mélanges de métaux, mais aussi tenter de modifier l'apparence de leurs œuvres, soit par des revêtements (dorure à la feuille, argenture, étamage), soit par des incrustations et des damasquinures, soit encore par des traitements chimiques appropriés : dorure par déplétion superficielle des alliages cuivre-or ou argenture par déplétion d'alliages argent-plomb (voir l'article de Benoît Mille et al.), ou bien patines chimiques (voir plus loin). Et cette science n'a cessé de se perfectionner, comme en témoignent les bronzes de Corinthe patinés en noir ou brun, ou peut-être aussi dorés par déplétion et réputés dans tout le monde romain, les dorures au mercure connues dès l'époque gallo-romaine et employées jusqu'au XIXe siècle, les aciers de Damas à la surface veinurée, jusqu'à nos œuvres artistiques ou architecturales modernes qui font appel à des traitements multiples et raffinés.
Parmi les traitements de surface des objets métalliques, nous savons que les traitements chimiques volontaires, les patines, ont très tôt été utilisés pour colorer les objets et les incrustations en alliage de cuivre. L'une de ces recettes, la plus étudiée par les archéologues des métaux (cf référence 1), consiste à oxyder chimiquement un alliage cuivre-or à faible teneur en or, contenant parfois aussi de l'argent, pour faire apparaître une coloration pouvant aller du noir profond au brun. L'intérêt des travaux sur ce type de patine est que le procédé, attesté depuis l'Égypte antique dés la XVIIIe dynastie (1500 avant J.-C., et même sans doute bien avant, au Moyen Empire), est apparu aussi à Mycènes au second millénaire avant J.-C., puis s'est propagé (ou a été réinventé ?) dans le monde romain sous l'appellation de " bronzes de Corinthe " au premier millénaire avant J.-C., pour réapparaître au Japon au XIVe siècle où il est encore utilisé pour patiner en noir des gardes d'épées ou les incrustations d'objets d'art divers en alliage Shakudo. Les chercheurs signalent même la présence de tels alliages Cu-Au patinés en noir en Inde au 1er millénaire avant J.-C. et en Chine au 1er millénaire après J.-C.

Date de création : 06/01/2009 @ 18:19
Dernière modification : 06/01/2009 @ 18:19
Catégorie : matériaux de construction
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