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Histoire - Une force de propulsion: la torsion et sa découverte
La plus simple explication est de se rappeler la tension d'une scie ancienne par une ficelle solide, d'un morceau de bois placé au milieu, l'on tourne celui-ci pour tendre la ficelle.

L'effort qu'il faut développer en fin de tension est important.

C'est cela la torsion (ou détorsion )que les Grecs et Romains ont utilisés pour leurs machines.Imaginons un cordage fait de crins, ou de nerfs dans lequel est fixé un levier de bois solide, en tordant ce cordage et en abaissant le levier, on obtient une force considérable qui ce transmettra à ce levier pour le ramener à son point de départ.

Ces engins répondent au terme générique de tormenta.giftormenta
L’arc composite des machines sur socles et armement par treuils, est à son apogée, il faut trouver une autre forme de puissance.Quand on voulut augmenter encore la grandeur et la portée du projectile, on conserva l'ensemble de la machine précédente, mais on changea la nature de l'arc. Les branches de celui-ci furent remplacées par deux bras de bois rigides, dont l'une des extrémités était fixée à la corde et dont l'autre s'engageait dans le milieu d'un faisceau ainsi disposé : on enroulait une corde fine et fortement tendue autour des semelles d'un cadre en bois; on avait soin de disposer régulièrement cette corde en rangs superposés et de battre chaque rang séparément et successivement avec un maillet, de manière à bien serrer les brins les uns contre les autres ; le bout libre de la corde était ensuite arrêté dans le faisceau. Quand l'extrémité du bras était engagée entre les deux moitiés du faisceau, on insérait entre celui-ci et la partie supérieure des semelles des tasseaux en fer, qui, amenés au biais, tordaient fortement les brins et par suite provoquaient un serrement énergique sur le bras.
On ne tarda point à apporter à ce système primitif de torsion un perfectionnement notable.
La machine sera équipée de 2 cadres de bois de chaque côté de la glissière, percés d’ouvertures circulaires en haut et bas,équipées de garnitures métallique,barillets (modiolis ou tendeurs de faisceaux par rotation). On peut donc à volonté augmenter la tension ou détendre en période calme, pour éviter la fatigue des faisceaux .


torsion_et_modiolus.jpg
Elément métallique pour échange standard, on voit nettement toutes les parties, les barillets. Les faisceaux sont parfaitement tendus, si l'on place une barre dans le trou de la pièce du centre du faisceau et si l'on déplace dans un sens ou l'autre, on tends les fibres qui on tendence a revenir à leur position neutre, c'est la torsion. Dans les machines, cette pièce centrale n'existe pas, mais permet d'expliquer la torsion..


















Nature le la Force mouvante, Guillaume Henri Dufour

  La force mouvante des scorpions balistes et catapultes était tirée de la torsion des cables de nerfs (lire tendons)et en cela ces machines différaient essentiellement des armes de jet dont la force est dans l’élasticité d’un arc plus ou moins flexible. Les auteurs grecs et latins sont si explicites et si clairs qu’ils donnent tant de détails sur ce sujet que l’on ne conçoit pas comment Perrault qui a commenté Vitruve a pu méconnaître le principe de cette force au point de tomber dans les suppositions les plus singulières pour expliquer ce qu’il n entendait pas. Pensant éclaircir le texte du livre X où le célèbre architecte romain traite des machines de guerre il l’a singulièrement obscurci et embrouillé. Le chevalier Folard qui a reprisé le travail en sous œuvre a montré dans quelles grossières erreurs Perrault était tombé et a judicieusement rétabli les faits.  Il fallait que Perrault n’eût rien lu car sans remonter bien haut il aurait pu voir en consultant le poliorceticon de Juste Lipse que les bras des machines à traits agissaient non par leur force élastique mais par celle des cables tordus dans lesquels ils étaient engagés, si seulement il eût fait attention à la figure d’une baliste trouvée par Juste Lipse lui même dans l’arsenal de Bruxelles il y eût trouvé cette note qui l’eût mis sur la voie In ea balista bracciola seorsim non continuo ligno intenta et retrorsum flexa suis nervis quod valde in tota hac re notandum Nulla enim curvatio in ligno sed vis omnis in nervorum renisu. Les bras de cette baliste formés de deux pièces séparées sont bandés et tirés en arrière par les cordes de tendons.
Les tendons sont des cordons fixés sur les parties du squelette offrant une prise aux muscles. De couleur blanche et d'aspect plutôt large et épais, ils possèdent une forte résistance due à leur structure en faisceaux de fibres de collagène
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Date de création : 21/02/2008 @ 18:54
Dernière modification : 11/12/2016 @ 16:08
Catégorie : Histoire
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