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Histoire - L'origine de l'artillerie antique d'occident

Les machines de jet

 Par définition, la machine désigne un engin ou un objet complexe fabriqué

Les machines de jet on été inventées environ 400 ans av. J.C (-399 ans)dans la ville de Syracuse (Sicile) sous Dionysios.



Ce 1er type d’engin se dénomme le gastraphètes, ou arbalète primitive.( pour mémoire il y à un S à la fin de gastraphètes et oxybèles ).Dans le traité de Héron d’Alexandrie, la chirobaliste (extrait), la gastraphète n’a pas de S. En 399 av. JC, Denys l'Ancien, tyran de Syracuse, lança une grande politique d'innovation dans le domaine militaire. Il incita quantité d'artisans à venir travailler pour lui – grâce à des salaires très élevés – et leur ordonna de développer de nouveaux types d'armes. Des ateliers se montèrent dans chaque recoin de la ville, et ce grand chantier aboutit finalement à la construction de la catapulte, la première machine de guerre. Elle permettait de lancer des projectiles sur une grande distance.

 

C’est la 1ère pièce d’artillerie connue qui représente un grand progrès sur les engins de jet actionnés par la force musculaire. Si cette arme se charge encore par la force de l’homme,les suivantes seront montées sur châssis et armées avec l’aide de treuil.

Dès le 3ème S av J.C, les ingénieurs Grec et Romains éditent des traités détaillés décrivant ces machines. Ils assurent la connaissance de base pour la compréhension et la construction des armes.

Les plus importants auteurs sont : Philon - Heron - Vitruve – Biton - Archimède.
Les premières catapultes apparaissent au début du IVe siècle av. J.-C. chez les adeptes du moïsme en Chine,( Les machines chinoises n'ont utilisé que des arcs, soit 1 , 2 ou 3 arcs a la fois, elles n'ont pas connu la torsion)elles seront ensuite utilisées par les grecs et les romains. L'histoire de la catapulte et celle de l'arbalète en Grèce sont à l’origine étroitement liées. L'historien Diodore de Sicile ( Ie siècle av. J.-C. ), décrit le mécanisme d’une catapulte tirant des flèches (katapeltikon) inventée par un groupe d’ingénieurs grecs en 399 av. J.- C. L'arme a été utilisée aussitôt après pendant la deuxième guerre de Sicile (410340 av.J.- C.) contre Motya (397 avant J.-C.), l'un des principaux fief carthaginois de Sicile. Diodore est censé avoir tiré sa description des chroniques historiques très réputées de Philistus, un contemporain de ces événements. La date de l'introduction des arbalètes, cependant, peut être datée d’une époque plus reculée : d'après l'inventeur Héron d'Alexandrie ( Ie siècle av. J.-C. )1er siècle), qui fait référence à des travaux désormais perdus datant du IIIe siècle av. J.-C. de l’ingénieur Ctésibios, cette arme a été inspirée par une arbalète plus ancienne, appelée gastraphetes (ventre tireur), qui peut emmagasiner davantage d'énergie que les arcs grecs. Une description détaillée du gastraphetes, illustrée d’un dessin, se trouve dans le traité technique de Heron, Belopoeica. Un troisième auteur grec, Biton ( IIe siècle av. J.-C.), dont la fiabilité a été réévalué positivement par des études récentes, décrit deux modèles perfectionnés de gastraphetes, dont il attribue la conception à Zopyros, un ingénieur de Tarente au sud de l'Italie. Zopyros appartenait vraisemblablement à l’ école pythagoricienne qui semble avoir été florissante à la fin du IVe siècle av. J.-C.. Il a probablement conçu son arc mécanique, à l'occasion du siège de Cumes et de Milet entre 421 et 401 avant J. - C. L’arc de ces machines possédait déjà un système de treuil pour l’armer et pouvait apparemment lancer deux flèches à la fois. [6]

A partir de la moitié du IVe siècle av. J.-C. les preuves de l'utilisation par les grecs des machines à tirer des flèches deviennent de plus en plus denses et variées: ces machines (katapaltai) sont mentionnées brièvement par Énée le Tacticien dans son traité sur les techniques de siège écrit vers 350 avant J.- C. Une inscription de l’arsenal d’Athènes, datée entre -338 et -326, énumère un certain nombre de catapultes gardées en réserve avec des projectiles de différentes tailles et des ressorts de fibres. La dernière mention est particulièrement remarquable car elle constitue la première preuve claire du passage aux catapultes à torsion qui sont plus puissantes que les arbalètes à arc flexible et qui domineront les conceptions en matière d’artillerie en Grèce et par la suite dans la Rome antique. Dans un autre inventaire Athénien de -330-329 figurent des catapultes et des flèches des machines à tirer des flèches sont mentionnées à partir du siège de Perinth (Thrace) par Philippe II de Macédoine en 340 av. J.- C. A la même époque, les fortifications grecques ont commencé à comporter de hautes tours avec à leur sommet des volets et des fenêtres, qui auraient pu servir à abriter des tireurs de flèches, comme à Aigosthena. A l'époque romaine, la machine connue sous le nom d’arcuballista était sans doute semblable à l'arbalète. Alexandre le Grand a eu l'idée de les utiliser pour couvrir le champ de bataille, en plus de leur utilisation au cours des sièges. Les projectiles étaient à la fois des flèches et (plus tard) des pierres.

Les Romains ont commencé à utiliser les catapultes comme armes sans doute au cours de leurs guerres contre Syracuse en Italie, en Macédonie, à Spartes et en Étolie aux IIe siècle av. J.-C. et IIIe siècle av. J.-C..

Certains auteurs divisent cette artillerie en 2 groupes primaires:

  • La non-torsion : arc composite puissant ,arcubalista
     
  • La torsion : utilisation de la tension d’un ou 2 écheveaux de crins ou tendons d’animaux..( ou faisceaux , moteur de ressort, cordon neurotone)• Dans le livre IV de Philon de Byzance,(2ème Siècle av J.C) il décrit un nouveau système qui supprime les effets néfastes de la torsion,( usure, détention du aux intempéries et utilisations). Ce sont les engins chalcotone, à ressorts de bronze écroui a froid.Puis en acier, désignié par
  • moteur sidérotone
     
Cette artillerie est encore divisée par la position des bras (ou battants), donc la puissance de la machine :
  • type Euthytone : flèches (traits- dards- )dessin ci dessous
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  •  type Palintone : boulets de pierre.et dards
  • comparaison_entre_bras_interne_et_ext.jpgcomparaison entre bras internes et externes (euthytones )
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  • Quand les deux bras étaient dirigés du côté opposé au tireur, on avait  la catapulte palintone, par analogie avec l'arc oriental qui portait le même nom. Quand les bras étaient dirigés du côté du tireur, comme dans l'arc ordinaire, on avait la catapulte que les théoriciens appelaient euthytone, par opposition à l'autre. De ces deux classes de machines, la première présentait plus d'avantages pour les gros projectiles : à la fois parce que, la course des bras étant plus longue, l'effort développé pouvait être plus grand, et parce que la forme en V, que prenait la corde au moment du bandé, était commode pour retenir et guider le boulet.
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    • type monancone: Pierrier ou catapulte à bras vertical unique terminé par une fronde, que la Grèce possède déjà avant le 2ème siècle av J.C, Philon en parle dans le livre IV. Les Romains désignerons cette machine onagre
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    Dans l’artillerie antique les différentes forces de propulsion sont soit l’arc ou la torsion.

    L’arc composite des machines sur socles et armement par treuils, est à son apogée, il faut trouver une autre forme de puissance.Quand on voulut augmenter encore la grandeur et la portée du projectile, on conserva l'ensemble de la machine précédente, mais on changea la nature de l'arc. Les branches de celui-ci furent remplacées par deux bras de bois rigides, dont l'une des extrémités était fixée à la corde et dont l'autre s'engageait dans le milieu d'un faisceau ainsi disposé : on enroulait une corde fine et fortement tendue autour des semelles d'un cadre en bois; on avait soin de disposer régulièrement cette corde en rangs superposés et de battre chaque rang séparément et successivement avec un maillet, de manière à bien serrer les brins les uns contre les autres ; le bout libre de la corde était ensuite arrêté dans le faisceau. Quand l'extrémité du bras était engagée entre les deux moitiés du faisceau, on insérait entre celui-ci et la partie supérieure des semelles des tasseaux en fer, qui, amenés au biais, tordaient fortement les brins et par suite provoquaient un serrement énergique sur le bras. On ne tarda point à apporter à ce système primitif de torsion un perfectionnement notable.La machine sera équipée de 2 cadres de bois de chaque côté de la glissière, percés d’ouvertures circulaires en haut et bas,équipées de garnitures métallique,barillets (modiolis ou tendeurs de faisceaux par rotation). On peut donc à volonté augmenter la tension ou détendre en période calme, pour éviter la fatigue des faisceaux.>
    Puis tombées dans l’oubli après la chute de Rome vers 476 ap J.C, les différentes armes de jet utiliseront la traction humaine, les contrepoids, l'arc métallique.
    L’artillerie, désigne des armes dont l’utilisation est collectif et permet de lancer au delà des armes personnelles, des projectiles destructeurs, sur un ennemi groupé en ordre de bataille ; ou le siège d’une ville tout en maîtrisant la balistique.
    L’artillerie antique était donc le moyen de lancer sur l’ennemi à l’aide d’énergies mécaniques, des projectiles à grandes distances.
    C’est l’artillerie à jets mécaniques, dite névrobalistique, utilisant la torsion et par conséquent les propriétés élastiques de fibres organiques, tel que tendons d’animaux, crins de chevaux, ou rarement des cheveux de femmes.
    Ces matières sont sujettes à variations hygrométriques, elles doivent êtres protégées des intempéries et soigneusement entretenues.


    C'est à Machanidas, tyran de lacédémone, qu'est dû le premier emploi de l'artillerie sur un champ de bataille, à Mantinée en -207 ans av J.C. Il la répartit sur tout le front de son armée, et parvint ainsi à rompre la phalange Macédonienne.
  • Classement des différentes machines de jet

     

    La non torsion. Machines fonctionnant avec des arcs composites puissants, certains engins propulsant soient des traits ou des boulets. Ces machines furent ensuite abandonnées par manque de puissance au profit d’engins à torsion.

    La torsion, utilisation d’un ou de deux écheveaux de tendons d’animaux, traités puis rendu en fibres, tressés en corde, puis tendu entre deux cadres que l’on appelle faisceaux , cordon norotone, moteur de ressort, tormenta, nervi torti.

    Ces machines à torsion sont classées suivant le module qui détermine la composition de l’assemblage, donc la puissance, la position des bras ou battants dans la machine.

     

    Classe monancone. Pierrier à un bras vertical que les Grecs appellent scorpion, puis les Romains, suivant les époques en catapultes, scorpions puis onagres. Ce type de machine ne lance au début que des pierres, placées dans une fronde ou un cuilleron.

    Ces balistes que l’on nomme aussi pierrier, jettent à volonté des pierres ou des traits, et même simultanément les deux sortes de projectiles, voici une explication : Quant la fronde libère le projectile, il reste beaucoup d’énergie dans le faisceau qui vient frapper le sac amortisseur. Si la machine dispose à l’avant d’un support ou l’on place un dard. Vous avez lancé deux munitions différentes en même temps, le bras vient frapper l’arrière de celui-ci sans trop de perte d’énergie.

    Il existe deux autres types de machines à bras vertical, soit de bois vert ou à torsion qui frappe l’arrière d’un dard type phalarique.

     

    Ensuite nous trouvons les machines dont les bras avaient la forme d’un arc brisé, donc deux pièces de bois que l’on appelle bras ou battants.

     

    Classe palintone. D’après Héron d’Alexandrie, c’est l’assemblage de la machine qui détermine la classe, réservé aux engins puissants. Les barillets reposent sur les écussons assemblés dans  deux cadres fixés par quatre flans, formant ainsi un bâti dans lequel seront tendus les faisceaux. Le nom de palintone fait penser au tir courbe, le poids des boulets n’est pas négligeable. Dans cette classe nous trouvons les bras qui sont dirigés soit du côté du tireur comme l’arc normal, soit vers l’avant de la machine, cette disposition augmente la puissance de celle-ci. Ce qui tient lieu de corde archère est plutôt une sangle tressée en cuir pour propulser le boulet.

    La baliste est du type pétrobole, ou même pétrobole palintone.

     

    Classe euthytone : Cette machine n’a pas d’assemblage des écussons puisque ces deux de bois ou repose les barillets sont assemblés aussi sur quatre flans, disposition réservé aux engins de petites dimensions qui lancent exclusivement des dards. Les bras sont dirigés du côté du tireur comme l’arc. La première machine est l’oxybèles à torsion, ou doribole, catapulte, puis le scorpion. Le mot euthytone correspond à un tir à tendance rectiligne, ou tir direct.

     

    Les machines qui lancent des pierres sont du type lithobole ou pétroboles.

    Par la suite, les trois classes peuvent lancer soit des dards ou boulets, et avec quelques modifications légères, les deux types de munitions. Nous trouvons par la suite des petits scorpions portables appelés manubalistes et la chirobaliste à ressorts  métalliques, moteur sidérotone, la métallurgie de l’époque n’ayant pas la technologie avec ses bas fourneaux pour produire de l’acier pour les grosses machines, c’est pourquoi l’on ne retrouve que des barillets en bronze dans les fouilles archéologiques.

    Appellation des différentes machines

     

    Leur nom diffère suivant leur forme ou système, ou ce qu’ils projettent.

     

    Angon catabalistique anisocycle---- ressort métallique

     

    Doribole                                     -----jetant des lances

     

    Euthytone                   -----------------qui va devant soi, tir direct

     

    Lithobole      ----------------------------lançant des pierres

     

    Monancone     --------------------------à un seul style, ou verge, ou bras vertical

     

    Oxibole         --------------------------lançant avec violence, baliste a choc

     

    Palintone      ----------------tendu a rebours, tension inversée, bras internes ou convergents

     

    Pétrobole      --------------------------pierrier

     

    Polybole     ---------------------------lançant divers projectiles

     

    Pyroboles    --------------------------lançant des projectiles enflammés

     

    Les Machines se conservèrent et se perfectionnèrent chez les Bysantins, Anne Comnène fait grand récit de la puissance de leur action, elles jetaient les brandons, les brulots, le feu grégeois, (il y en avait à ressort d’air aérotonone,sous forme de prototype), il y en avait qui s’ appelèrent suivant leur forme et leur système, angon catabalistique, anisocycle en ressort de montre,( il y a des preuves de ressorts convexes, reliés entre eux par les extrémité,la chirobaliste)  doribole jetant des flèches, euthytone qui va devant soi, lithobole à pierres, monancone à un seul style ou verge verticale, oxibole lançant avec violence,(voir les machines à chocs à l’arrière d’un dart) palintone tendu à rebours, (baliste ,système palintone,ou à bras (battants) de torsion convergents ou internes, ou tension inversée) pétrobole pierrier, polybole à divers projectiles, pyrobole lançant des projectiles enflammés, suivant l’encyclopédie de 1751 C.

     


Date de création : 07/02/2008 @ 18:21
Dernière modification : 03/01/2012 @ 15:56
Catégorie : Histoire
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