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Histoire - l'artillerie dans la légion Romaine
L'artillerie dans la légion Romaine:
La légion de l’armée de Rome, à suivant les époques et les dirigeants, varié de 5000 à 6000 hommes.
La légion n’a été que véritablement équipé de l’artillerie de campagne que vers- 100 av J.C.

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gion_romaine
Historique:
Tite-Live rapporte l'existence d'une « legio » sous Romulus et de plusieurs sous Tullus Hostilius. Mais sa véritable création est à dater de la réforme dite de Servius Tullius : une légion comprend alors 4 000 hommes répartis en centuries.

La naissance d'une armée permanente (Ier s. av. J.C.)
Vers -100, la Guerre des Cimbres et la Guerre de Jugurtha, et plus particulièrement la bataille sur l'Ebre (Espagne) en -109, ont eu une influence particulière tant sur la carrière de Marius que sur les importantes réformes des institutions et de l'organisation de l'armée.
En -107, les soldats sont regroupés en cohortes de 600 hommes divisées en trois manipules de deux centuries. Le premier manipule se compose des hastati (les plus jeunes), le deuxième des principes et le troisième des triariî (les plus anciens). Il y a 10 cohortes par légion, ce qui donne un effectif théorique de 5 000-6 000 hommes à la légion, sans doute jamais atteint dans la réalité. Elle possède également un peloton de cavalerie de 120 hommes. Les troupes auxiliaires ne sont plus composées de simples mercenaires ou alliés temporaires mais sont des troupes permanentes. Les forces armées comportent divers corps, classés par ordre de prestige : garnison de Rome, armée de province (légion et auxilia, flotte).
http://www.stratisc.org/act_bru_hisguerre_Ch4.htm
Les machines
Aux instruments simples des origines - levier, coin, rouleaux - vinrent s'ajouter à partir du IVème siècle les inventions des ingénieurs grecs : treuil, poulie, cabestan, roue dentée à cliquet; moufle au IIIème siècle, puis grue qui associe le treuil, moufle et flèche porteuse; enfin, engrenage entraîné par vis sans fin.
Etude sur l’équipement d’une légion, vu par Guillaume Henri Dufour
page 19  paragraphe 17. Il y avait beaucoup de machines de jet à la suite des armées du temps de Végèce. La légion dit cet écrivain n’est pas invincible par la valeur seule de ses soldats elle doit encore sa force à ses armes et à ses machines. Premièrement elle est munie de balistes montées sur roues traînées par des mulets et servies chacune par une chambrée c’est à dire onze soldats de la centurie à qui elle appartient. On ne se sert pas seulement de ces balistes pour la défense des camps on les place encore sur les champs de bataille derrière les pesamment armés,  il n y a ni cuirasses de cavaliers ni boucliers de fantassins qui soient à l’épreuve des grands traits qu’elles lancent, Il ya donc cinquante cinq balistes dans une légion plus dix onagres que l’on fait traîner tout armés sur des charriots attelés de bœuf ou mulets. L’usage des onagres est de défendre les retranchements avec des pierres comme font les balistes avec des traits ( Liv II ch IV Traduction anonyme )

( De manière assez bizarre, la simple manivelle ne sera inventée qu'au Moyen Age.)

Peu à peu, pourtant, à partir de -100 environ, l'habitude se prit d'utiliser de tels engins légers, portés sur chariots mais déplaçables à bras. Vers - 50 l'introduction de pièces métalliques dans le cadre de tension permit d'augmenter l'angle de rotation des "bras" de l'arc de la machine, donc la vitesse initiale. Cette baliste améliorée reçut le nom de "scorpio" ou scorpion. Puis, vers la fin du premier siècle de notre ère, de nouvelles améliorations furent apportées : à la fois par une nouvelle augmentation de l'angle de torsion et, surtout, par la disposition des faisceaux de "nerfs", crins, cheveux, à l'abri des intempéries; ils furent placés dans des cylindres métalliques fermés aux extrémités par des demi- sphères. Enfin, les systèmes de visée furent améliorés, puisque devant servir pour des machines aux performances à peu près constantes, qu'il pleuve ou non. Ces derniers engins furent les "cheirobalistes" ( ravageuses en grec ) ce qui laisse penser qu'une fois de plus les Romains s'étaient inspirés de réalisations d'ingénieurs grecs, ou avaient "importé" ces ingénieurs. Ces machines furent équipées de roues pour être plus maniables appelées carrobalistes.
Histoire d'Annibal - Eugène Hennebert
www.mediterranee-antique.fr/Auteurs/Fichiers/.../Annibal_2_0504.htm
 était attachée à une division cinquante-cinq carrobalistes et de dix onagres.
Ce qu'il importe de retenir ici, c'est qu'à chaque légion romaine était attachée une division de cinquante-cinq carrobalistes et de dix onagres, soit, ensemble, soixante-cinq pièces de campagne, que le transport de chaque pièce nécessitait l'emploi de deux bêtes de trait; que, par conséquent, le train d'artillerie d'une légion comportait au moins cent trente bœufs, mulets ou chevaux; que le service des batteries névrobalistiques était confié spécialement à des légionnaires, désignés communément sous le nom d'artifices et de balistarii placés sous les ordres d'un præfectus militum balistarioram; enfin, qu'il fallait ordinairement onze hommes pour servir une pièce de campagne.

 



 
Depuis Alexandre, César semble avoir été le seul "Grand capitaine" à avoir réalisé pleinement l'intérêt d'une artillerie de campagne nombreuse, employée à bon escient dans la bataille ou s'ajoutant aux grosses pièces de siège.

Les succès de César - contraint de ménager le sang de ses hommes : moins du 1/20ème de la population male adulte de la Gaule à l'apogée du nombre des légions - firent école. Sous l'Empire l'artillerie réglementaire comprenait une catapulte - à boulets par cohorte et un scorpion - lanceur de traits par centurie, soit pour la légion "standard" de cette époque, 10 catapultes et 64 scorpions de campagne. Pour un siège, jusqu'à 50 catapultes lourdes par légion, construites ou remontées sur place, venaient s'ajouter aux machines de campagne.
Ces engins étaient servis par des spécialistes, "artilleurs" non prélevés sur les formations d'infanterie. ( En cas de siège, des auxiliaires extérieurs à la légion aidaient au service des pièces.)

On notera qu'en matière de moyens de la fonction agression, comme ailleurs, Rome n'a innové qu'au plan de l'adaptation de techniques empruntées à l'extérieur.

Mais ces améliorations toujours ingénieuses et pratiques, mises en oeuvre par par des forces dont les qualités - moral; état physique; esprit civique; courage; discipline; entraînement - resteront longtemps sans rivales, ont permis l'établissement durable d'un empire aux dimensions jusqu'alors inconnues.Ce ne sont pas ses armes qui, pendant tant de siècles, ont assuré la supériorité de Rome puisque tous ses adversaires auraient pu les imiter, et ce, d'autant plus facilement que le traditionnel conservatisme romain ne les a faites évoluer que très lentement; c'est la valeur de ses armées; et aussi l'inflexible volonté du pouvoir politique permanent : le Sénat, cette "assemblée de rois".

Date de création : 19/08/2008 @ 11:24
Dernière modification : 13/11/2015 @ 16:59
Catégorie : Histoire
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