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chaable_ou_catapulte_par_violet_le_duc_00.jpegMoyen Age - Chaable
Chaable, baliste,ou pierrière:
Les engins inconnus jusqu'alors dont parlent les annales de Saint-Bertin, et qui furent dressés devant les murailles d'Angers occupée en 873 par les Normands, avaient probablement été importés en France par des gens que Charles le Chauve faisait venir de Byzance. Vers le temps de Charles V, les chroniqueurs deviennent plus précis, il est certaines machines auxquelles on peut difficilement leur donner un nom. Nous allons essayer cependant de trouver l'emploi et la forme de ces divers engins. Dans la chanson de Roland, on lit: «Li reis Marsilie est de guerre vencud,Vus li avez tuz ses castels toluz,Od vos caables avez fruiset ses murs,...»Or, pour que les murs aient été froissés, endommagés par les caables, il faut admettre que les caables lançaient des blocs de pierre. Le caable est donc une pierrière. «Une grande perière, que l'on claime chaable, si grosse... Guibert de Nogent, dans son Histoire des Croisades , parle des nombreuses balistes qui furent dressées autour des murailles de la ville de Césarée par l'armée des chrétiens. Ces caables ou chaables et ces balistes nous paraissent être une imitation des engins à ressorts en usage chez les Romains et perfectionnés par les Byzantins.
On trouve, sur le net, arcubalista, machine utilisant à la fois l'arc et la baliste, donc la torsion.
catapulte_detail.gif Il est certain que ces engins avaient une grande puissance, car le même auteur rapporte que ces machines vomissaient avec fureur les plus grosses pierres qui, «non-seulement allaient frapper les murs extérieurs, mais souvent même atteignaient de leur choc les palais les plus élevés dans l'intérieur de la ville.» Ces balistes étaient posées sur des roues et pouvaient ainsi être changées de place suivant le besoin; c'était là, d'ailleurs, une tradition romaine, car sur les bas-reliefs de la colonne Trajane on voit quelques-uns de ces engins posés sur des chariots traînés par des chevaux. Beaucoup d'auteurs ont essayé, en s'appuyant sur les représentations peintes ou sculptées du moyen âge, de rendre compte de la construction de ces machines de jet; mais ces interprétations figurées nous paraissent être en dehors de la pratique et ressembler à des jouets d'enfants assez naïvement conçus.Viollet-Le-Duc, archithecte médiévale a représenté cette machine, avec quelques défauts.catapulte__Viollet-le-Duc.jpg Cependant leur effet, bien qu'il ne pût être comparé à celui produit par l'artillerie à feu, occasionnait de tels désordres dans les travaux de fortification, qu'il faut bien croire à leur puissance et tâcher d'en donner une idée exacte. C'est ce à quoi nous nous attachons dans les figurés qui vont suivre, et qui, tout en respectant les données générales que nous fournissent les vignettes des manuscrits et les bas-reliefs, sont étudiés comme s'il fallait en venir à l'exécution. Bien entendu, dans ces figurés, nous n'avons admis que les procédés mécaniques connus des ingénieurs du moyen âge. Voici donc d'abord un de ces engins, baliste, caable ou pierrière, mu par des ressorts et des cordes bridées, propre à lancer des pierres. La pièce principale est la verge, dont l'extrémité inférieure passe dans un faisceau de cordes tordues au moyen de clefs et de roues à dents, arrêtées par des cliquets. Les cordes sont passées dans deux anneaux tenant à la tige à laquelle la roue à dents vient s'adapter. Ces cordes ou nerfs tordus à volonté à la partie inférieure de la verge avaient une grande force de rappel . Mais pour augmenter encore la rapidité de mouvement que devait prendre la verge, des ressorts en bois et nerfs entourés de cordes, formant deux branches d'arcs reliés par une corde.
Dans son ouvrage "Forteresses de le France médiévale", J-F FINO éméttait des doutes sur la réalité de cet engin; TACCOLA, dans son ouvrages "l'art de la guerre" en 1453 ne mentionne point cette machine, et pour cause, plus de 500 ans se sont écoulés entre ces événements et les chroniqueurs médiévaux. Leurs moyens n'étaient pas les notres.
 Dessin schématique d'une catapulte Byzantine Xème Siècle
pierrière byzantines chaablecatapulte_byzantine_X_eme_S__traite_de_Biton.jpg
1.                             ISC - CFHM - IHCC 
Celle de l'Armée byzantine, suivant en gros la tradition romaine. ..... la "pierrière, ou "chaable", caable voire chat lanceur de boulets,ou malvoisine suivant l'époque ou le lieu.
www.stratisc.org/act_bru_hisguerre_Ch5.htm -
  
Pierrière, chaable
Artillerie "à torsion".
Le principe des machines "à torsion" avait été retrouvé, nous l'avons dit, par les Croisés. Pourtant l'Occident ne revint pas exactement aux machines de l'antiquité. Deux machines reçurent une large diffusion :
- la "pierriere, ou "chaable" , caable voire chat lanceur de boulets assez proche dans ses dimensions et possibilités de l'onagre ancien, mais avec différences portant sur les points suivants : * remplacement de la poche, suspendue à la verge pivotant dans le plan vertical, par une énorme "cuillère" creusée dans le tronc dont la verge a été tirée; * outre l'effet de torsion de l'écheveau de pied de verge, la violence de la rotation est accrue par la traction exercée par un arc gigantesque, ( composite de lames de bois et nerfs, collés et ligaturés ) fixé sur la traverse qui reçoit le choc de la verge;, * le système de gachette, en extrémité de cuillère est différent, et plus simple, que celui de l'onagre. Le réglage de trajectoire était opéré par modification de l'épaisseur de l'amortisseur de choc sur la traverse : des plaques de cuir. Si l'"obstacle" est mince, la verge arrive en position presque verticale, ce qui donne un tir tendu mais de portée limitée. Si l'obstacle amortisseur est épais, la verge est arrêtée sous un angle inférieur : 8O°; 75°; 70°...donnant alors au projectile une trajectoire parabolique (tir "plongeant"). Nous ne disposons guère de renseignements sur la masse des boulets tirés par ces pierrières. Toutefois nous savons qu'ils étaient réputés avoir "frisé" (froissé, détruit) les murailles - ou les merlon entre créneaux ? - au siège de Césarée par les Croisés ( Guillaume de Tyr. ), ce qui suppose plusieurs dizaines de kg. Mais ces engins pouvaient être déplacés sur roues (massives) par traction d'un attelage. La masse de la machine devait donc être limitée, d'où celle du boulet : 50 à 70 kg, peut-être pour les plus gros engins. ( Le graveur du croquis du Dictionnaire raisonné de l'Architecture, de Viollet-le-Duc - Tome V, p. 223 - a volontairement exagéré le diamètre du boulet : en fait, il disparaîtrait dans la "cuillère").
Par extension chaable désigna la forte corde de l'arc, puis un solide cordage, donnant otre "cable".

MACHINES DE JET MÉDIÉVALES

 

Machines de guerre de la milice byzantine, recherche Google.
L'arc peut être employé, aussi, à actionner un levier vertical qui lance un projectil, boulet,l'engin ressemble ainsi a une machine Romaine. Notons enfin que des cables peuvent être placés sur l'axe du levier et joindre leur force a celle de l'arc; ce sont les engins mixtes, arcubaliste, décrit par VIOLET-LE-DUC.


 

Au musée de l’armée a Paris, on peut voir 2 types d’arcs du XIV et XV S, le premier long de 1,9m est entièrement construit en nerfs, le second de 2 m, provient du château de Damas, est en bois fibreux revêtu de corne.
 

 


Date de création : 26/07/2008 @ 15:53
Dernière modification : 15/01/2017 @ 16:41
Catégorie : Moyen Age
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