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machines Spéciales - Le feu grégeois
Le feu grégeois:

Il s’agissait d’un mélange de naphte, de goudron, de soufre, de résine et de salpêtre. Ce n’est encore qu’un mélange incendiaire mais grâce au salpêtre il acquiert une vigueur et une résistance à l’extinction encore jamais vues. A cet effet on peut dire que tous les combustibles ont été employés, les plus recherchés étant les liquides gras qui s’accrochent aux structures et sont impossibles à ramasser : huile, poix, résines, naphte (pétrole s’écoulant naturellement du sol).B - Les Arabes, certainement les meilleurs alchimistes de l’époque, s’intéressent de très près à une fabrication soignée et l’on pourrait dire scientifique de la poudre noire.
Ils vont ainsi la porter à un degré de perfection qu’elle conservera sensiblement inchangé pendant plus de 500 ans. Leur démarche, pragmatique mais très habile, inspirée par les préceptes de l’alchimie d’Alexandrie, consiste à n’employer que des composés rigoureusement purifiés sinon purs, le salpêtre ; c’est un produit naturel renfermant du nitrate de potassium mais également d’autres nitrates : de calcium, de magnésium, de sodium. Ce dernier, très hygroscopique conduit à altérer rapidement les propriétés de la poudre.
Les Arabes vont non seulement purifier physiquement ce mélange mais aussi chimiquement en le traitant avec une lessive de cendres de bois, riche en carbonate de potassium, pour transformer le nitrate de sodium en nitrate de potassium (2NaNO3 + K2CO3 => 2KNO3 + Na2CO3) en jouant sur les solubilités respectives des deux composés. Au bout du compte ils obtenaient du KNO3 à peu près pur. • le soufre ; comme de nos jours il se rencontrait facilement à l’état natif dans les régions volcaniques. Sa purification nécessitait une distillation soignée.Le charbon ; on l’obtenait par combustion ménagée du bois puis broyage. Toutefois la reproductibilité du processus de carbonisation laissera toujours à désirer.
C’est principalement la préparation et la purification du nitrate de potassium à partir du salpêtre brut qui représente l’avancée la plus spectaculaire. Il s’agit d’un travail admirable pour l’époque qui prouve, s’il en était encore besoin, la précellence des Arabes du 13ième siècle en matière de chimie. Grâce à lui la voie est désormais ouverte à la réalisation de poudres non plus lentes mais vives, c’est-à-dire de véritables explosifs déflagrants pouvant propulser des projectiles à grande vitesse dans un tube, ce que l’on appelle pour cette raison des explosifs balistiques. Dès l’antiquité, l’artillerie mécanique de siège avait atteint un niveau d’efficacité tout à fait acceptable.
Le feu grègeois.
C'est une composition incendiaire, liquide qui aurait été mise au point au VIIèmeKalinikos, d'Héliopolis, pour l'Empire d'Orient. En réalité cette tradition est très douteuse. Ce qui est certain est que dès la fin de ce VIIème siècle Byzance a disposé d'une arme incendiaire qui a fortement contribué à sa défense contre les attaques musulmanes, aussi bien à terre qu'en mer185 : dans le premier cas, par machines de jet lançant des pots contenant la mixture; dans le second, par lancement aussi, à la main, de petits pot-grenades et également par arrosage direct des navires ennemis à l'aide de pompes et lances incendiaires. ( En fait, c'est surtout en guerre navale, ou contre des bâtiments de débarquement, que le feu grègeois fut employé). Ce monopole byzantin fit l'objet d'un secret tel que nous ignorons la composition exacte du liquide incendiaire. On peut supposer que le mélange comprenait du naphte, du souffre, du salpètre - apport oxydant : nitrate de potassium - peut-être de la poix et sans doute de la chaux vive, pour provoquer l'inflamation au contact de l'eau. Très récemment des auteurs "ont ajouté" de l'aluminium en poudre, voire du magnésium ou du phosphore, mais quoiqu' hypothèses séduisantes ( non extinction par l'eau ) elles ne sont pas vraisemblables : il faudra attendre près d'un millénaire pour isoler le phosphore, et plus encore pour obtenir aluminium et magnésium - en très faibles quantités au début, car par voie chimique : l'aluminium n'est devenu un métal banal qu'à partir de sa production par électrolyse. Les moyens de l'époque ne permettant pas de préparer une mixture incendiaire par seul contact de l'air, mais seulement de l'eau, on peut supposer que les "pots" endiaires comprenaient en fait deux récipients isolés et étanches : l'un contenant le produit, l'autre une quantité d'eau suffisante pour assurer l'inflamation au moment où l'ensemble se brise sur l'objectif.Le secret finira par percer chez les Arabes et les Turcs - les croisés en feront l'amère expérience - mais en partie seulement : les effets décrits par les chroniqueurs ne correspondent pas exactement à ceux du "vrai" feu grègeois.

Les Arabes utilisaient notamment le pétrole pour confectionner un mélange incendiaire nommé "feu hatrénien" (ancêtre du [feu grégeois] des Byzantins) que l'on projetait avec succès sur les machines d'assaut ennemies

Date de création : 27/06/2008 @ 17:36
Dernière modification : 30/11/2008 @ 13:31
Catégorie : machines Spéciales
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